lundi 7 février 2011

L'interconnectivité, l'hypothèse Gaïa et l'égoisme.

Au cours des années 60, l'écologiste anglais James Lovelock évoqua l'hypothèse Gaïa. Cette hypothèse compare la Terre à un organisme vivant, tout y étant interelié afin de réguler, plus précisément de conserver une stabilité permettant la continuité de la vie.

Tout organisme vivant tend vers cet équilibre lui permettant de gérer ses systèmes et processus internes. Les planètes sont-elles alors régies par les même fondements que les autres organismes, mais écartées de ceux-ci par leur grande complexité et leur aspect singulier et éloigné du notre?


Pour que la planète Terre conserve sa stabilité, il est nécessaire que tous les êtres vivants et toutes les communautés formées par ces êtres vivants respectent certaines lois.

Ces lois peuvent être violées au prix de la déstabilisation, de la dégradation, voire de la mort du système.

L'être humain en est un bon exemple, un virus s'abreuvant sans limites aux réserves et composantes du système dans lequel il évolue, créant une déstabilisation globale.

Vu l'étendue et la dominance que nous imposons en tant qu'humain sur les autres espèces, il nous est difficile de ressentir l'inter connectivité à l'intérieur de l'incroyable réseau neuronal qui compose la terre. Il faudra sans doute attendre que notre espèce soit directement menacée pour que nous nous intéressions davantage à la vie qui nous entoure. Ce ne serait alors non pas par désir d'échange et compréhension, mais par égoïsme pur. Espérons que cette étape nombriliste dans l'évolution de notre espèce (si elle se pointe à temps...), nous amènera à modifier nos comportements.

Je suis personnellement emballé par les récents mouvements écologistes et humains qui s'impliquent et auxquels nous devons nous joindre. Ces mouvements universels sont l'avenir de l'homme. Il ne sont pas imposés par un gouvernement ou une dictature, mais naissent tout simplement de ce qu'il y a de meilleur en nous.

Voici une façon facile de vous investir et de prendre position :

sites internet :
http://www.thepetitionsite.com

http://www.greenpeace.org/canada/fr
http://www.avaaz.org/fr
 

mardi 7 septembre 2010

La finalité de l’existence humaine - L ‘Univers et le Zoran


Aujourd’hui, pour la première fois, l’espèce humaine tout entière est placée devant un défi à la fois fondamental et collectif. Cette situation demande une pensée réellement imaginative et un effort à la fois courageux et partagé. Les prochaines décennies décideront de la sorte d’homme et du type de société qui survivront sur la planète. Des civilisations locales et limitées ont pu apparaître et disparaître dans le passé. Maintenant nous sommes concernés tous ensemble et nous allons partager un futur commun. Pour autant, cela n’implique pas une standardisation uniformisée du mode de vie et de pensée des hommes à travers le globe. Il faut simplement que quelques idées générales, et généreuses, soient universellement acceptées, sans lesquelles il ne pourra y avoir aucun ordre mondial stable.

Une transformation importante s’est produite. Le monde semble avoir réalisé une sorte d’unité. Nous entrons probablement dans une période d’universalisme. Nous avons donc besoin d’idéaux universels qui puissent être efficaces. Les grandes religions mondiales, et les idéologies du passé ont visé à cette universalité mais elles ont échoué. Le véritable espoir de progrès de l’humanité repose aujourd’hui dans la présentation d’une doctrine crédible de la nature réelle de l’homo sapiens, et dans l’établissement d’un universalisme intellectuel et spirituel acceptable par tous les hommes. Certes, l’énergie tirée de la structure même de la matière est maintenant à notre disposition, et l’espace planétaire est à notre portée. Mais un jour ou l’autre, la finalité de l’existence humaine apparaît comme le seul problème réellement essentiel.
Tant passe le temps immobile,
 qu’émerge enfin de l’océan des étoiles,
leur propre regard !

 Car nous sommes tous vivantes poussières d’étoiles.
Notre vrai visage est la lumière.
Puissions-nous aujourd’hui accepter de poser le regard
sur notre propre vérité.

Illustration : Marilena Mexi
http://maril1.deviantart.com/

samedi 17 juillet 2010

Définition de la Paix

Du latin pax, la Paix désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est universellement considérée comme un idéal.

Au plan collectif, la paix désigne ainsi l'absence de violence ou de guerre entre groupes humains.

Au plan individuel ; la paix désigne également un état d'esprit personnel, exempt de colère, de crainte, et plus généralement de sentiments négatifs. Elle est donc souhaitée pour soi-même et éventuellement pour les autres, au point de devenir une salutation ou un but de vie.



La paix n'est pas un absolu, mais une recherche permanente. Et que le conflit n'est pas l'opposé de la paix. Il convient dans une démarche de paix de transformer le conflit pour le résoudre sans répondre par la violence, non pas de le supprimer. Les démarches non-violentes incarnent cette démarche de transformation pacifique du conflit.

C'est dans l'esprit des hommes que naissent les guerres, c'est dans leur esprit qu'il faut ériger les défenses de la paix.



dimanche 27 juin 2010

L'existentialisme est un humanisme

L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il fait, rien d'autre que son projet, rien d'autre que sa vie; c'est la subjectivité humaine.

L'homme est pleinement responsable, et sa responsabilité engage l'humanité entière autant que lui -même; l'homme est maître
de son destin.


L'homme possède une absolue liberté de choix. La liberté de choix implique qu'il n'est pas possible de ne pas choisir. Même en ne choisissant pas, l'homme fait un choix, un choix qu'il doit assumer.

La vie n'a pas de sens à priori. C'est à l'homme de décider de sa vie.

L'autre est indispensable. Pour obtenir une vérité sur soi, il faut passer par l'autre.

Extrait du livre L'existentialisme est un humanisme.

Mouvement

Mouvement plié au corps de la vie
Dehors, la nuit neigée à l'étendue

Dedans, la mort qui n'attend plus
Qu'un seul battement d'aile
Dont l'endroit
Est encore ombre de l'envers.
Et cet endroit est cet envers
Passé à travers cet endroit.


















Mouvement sans poids sur les mains
Dont le dos
S'applique aux vitres sans mesure.
Lentement, peinant de quatre membres d'air,
D'air engourdi,
Passé comme à la lenteur des murs,
Le mort appuie l'ouvert de sa tête.

Jean-Pierre Duprey

La Fin et la Manière (publication posthume, 1965), D.R.


lundi 10 mai 2010

LES EIDOS

Les eidos sont des bulles de pensée en constante évolution. Elles sont formées d’images, de mots, d’émotions, de sons qui, une fois rassemblés en un tout, forment la pensée. Ces bulles de pensée trouvent leur source dans notre subconscient, notre inconscient et dans l’interaction immédiate avec la matière et les formes de vies impliquées. Cet aboutissement de nos idées est extrèmenent instable et imprécis.

Ces bulles de pensée sont une construction imaginaire, mais construite avec des éléments mémorisés, des voies neuronales codées par les expériences antérieures. Elles n’existent qu’au moment où a lieu la séparation, le moment précis où se produit le flash de conscience.

Les eidos sont donc un processus, un acte de séparation. Cette constante reconstruction nous porte à voir le monde parfois stable et parfois dynamique, tantôt ordonné et tantôt chaotique. Un eidos n’est pas un moment arrêté, isolé et fini. Il est au contraire pris dans une continuelle dynamique de transformation, laquelle s’effectue nécéssairement sous l’influence d’autres eidos. Des eidos s’unissent, se dissolvent, et de nouveau apparaissent qui sont héritiers des premiers. L’unité et la dualité enfin réconciliées. De tout cela ressort le nouveau.

La pensée est donc une énergie, un élan qui permet aux eidos à chaque fois qu’ils s’unissent et se séparent d’aller au-delà de ce qu’ils étaient.

Les eidos nous amènent vers la conscience. Si nous sommes assez attentifs pour effectuer un retour sur soi et une ouverture sur le monde la conscience apparaît. Mais, plus fondamentalement, la conscience nous permet de saisir notre existence, ce grâce à quoi nous avons l’intuition de tout nos états d’âme. Elle est aussi conscience d’une présence, elle saisie l’existence du monde, elle est présence au monde. Elle est à la fois intériorité et extériorité. Quelle est la nature de ce lien entre vie intérieure et monde extérieure? Matière et esprit...

jeudi 29 avril 2010

Connais-toi toi-même

Dès que vous assumez être quelque chose c’est faux, dès que vous ignorez ce que vous êtes c’est juste.
Sri Nisargadatta Maharaj

C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas.

Gandhi

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.

Martin Luther King

La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d'échapper aux idées anciennes qui ont poussé leurs ramifications dans tous les recoins de l'esprit.

Keynes



Tout organisme pour s'adapter doit innover, tenter une aventure hors de la norme, engendrer de l'anormalité afin de voir si ça marche, car vivre, c'est prendre un risque.

Boris Cyrulnik

Il n'y a pas de signe plus évident de dérangement mental que de refaire sans cesse la même chose en escomptant un résultat différent.

Einstein

Il n'y a rien à pratiquer. Connais-toi toi-même, sois toi-même. Pour être toi-même, arrête de t'imaginer d'être ceci ou cela. Sois simplement. Laisse ta vraie nature émerger. Ne dérange pas ton esprit en cherchant.

Sri Nisargadatta Maharaj

Illustration : Evilopi8 - http://evilopi8.deviantart.com/

lundi 1 mars 2010

Évolution ou dévolution

Lorsque j’étais enfant je n’avais pas de distance, peu d'appréhensions et peu de préjugés sur le monde qui m’entourait. Je disposais d’une énergie et d'un désir de découverte pratiquement sans limites.

Une fois adolescent, tout s’effondre. Nous sommes emprisonnés en nous-mêmes, tentant de nous définir au mieux de nos connaissances et apprentissages personnels, familiaux et scolaires. Nous sommes au prise avec une conscience grandissante et confrontés à la dure réalité d’un modèle sociale capitaliste où l’argent a remplacé l’imagination et où l’expérimentation à été anéanti par la consommation.


Bien sûr, inutile de me faire remarquer que tous ne suivent pas cette voie déjà toute tracée vers l’apparence de réussite. Malgré tout, il y a aujourd’hui une multitude d’’ADULTES’’ cherchant à compenser leur manques affectifs et tentant d’oublier l’enfant émerveillé de la vie qu’ils étaient en lui substituant une consommation abusive de biens matériels. Beaucoup se définissent non pas par leurs actions, mais bien par leur rang social et les richesses qu’ils possèdent.

dimanche 6 décembre 2009

La raison humaine

La raison humaine a cette destinée singulière, d’être accablée de questions qu’elle ne saurait éviter, car elles lui sont imposées par sa nature même, mais auxquelles elle ne peut répondre, parce qu’elles dépassent totalement le pouvoir de la raison humaine.


(Emmanuel Kant : Critique de la raison pure)
Oeuvre par : IRBIS - http://irbis.deviantart.com/

Mettons-nous en route

Hier il a plu lourdement et maintenant les cieux commencent à s'éclaircir : nous voici au seuil d'une journée toute neuve.

Abordons-la comme si elle était la seule journée. Mettons-nous en route tous ensemble en laissant derrière nous nos souvenirs des jours passés et commençons à nous comprendre, pour la première fois.

(extrait de : Se libérer du connu de Krishnamurti.)

vendredi 20 novembre 2009

Un et un font deux

Un et un font toujours deux nous affirme-t-on !
Mais prenez une goutte d'eau et ajoutez-y une seconde goutte,
et vous verrez que vous obtiendrez non pas deux gouttes
mais une seule.


La science et les mathématiques désservent les créations et l’avancement de nos sociétés. Par contre, nous leur attribuons parfois l’absolue vérité. Mais ce ne sont que des supports à notre survie et notre évolution. Un modèle qui sert à nous rassurer et qui fonctionne à bien des égards.

La fragilité de l'édifice scientifique est la notion d'objectivité. Les scientifiques seraient les spectateurs passifs de phénomènes préexistants... mais est-ce possible ? Le modèle de la perception nous incite plutôt à penser que cette objectivité est une illusion, parce que nous voyons obligatoirement le monde à travers le filtre de nos idées et conaissances limitées. Nous participons à la construction des phénomènes.

La méthode scientifique permet seulement de construire des théories provisoires et fragmentaires ayant pour vertue de faciliter l'action dans des domaines étroits et précisément délimités. Elle ne saurait en aucun cas prétendre fournir une description fidèle de la réalité. Elle n'est finalement guère différente de la perception.

Illustration : Dave Whitlam - http://whitlam1.deviantart.com

Qu'est-ce que la conscience peut nous apporter

Sur le plan des habiletés

Nous permet :
- de questionner, de conceptualiser, d'analyser et de synthétiser.
- de raisonner, d'argumenter et de juger.
- de comparer des idées pour élaborer sa pensée.
- de formuler des jugements critiques en tenant compte
de principes généralisables.
- d'appliquer ses connaissances et ses jugements à l'analyse
de situations.


Sur le plan des attitudes

Nous permet :
- de valoriser la raison et le dialogue pour analyser toute question.
- de reconnaitre la nécéssité de la réflexion critique.
- d'avoir conscience de l'importance des idées et de leur provenance.
- de situer sa réflexion sur le plan de l'universel.
- de faire preuve d'ouverture par rapport à des façons de penser différentes de la sienne.
- de percevoir la nécéssité d'entretenir une vie intellectuelle.
- de reconnaitre la responsabilité de nos actions.

Les fleurs du mal

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps, et nous alimentons nos aimables remords, comme les mendiants nourissent leur vermine. Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches; nous nous faisons payer grassement nos aveux, et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, croyant par de vils pleurs laver toutes nos tâches.


Les fleurs du mal, Charles Baudelaire.

La pulsation fondamentale

La pulsation fondamentale qui anime l'univers :
inspirer-expirer, unir-séparer.


Tout se passe toujours comme cela, depuis la nuit des temps. L’univers se situe en dehors du temps puisqu'il n'y a nulle horloge pour battre la mesure de cette danse cosmique. Selon le principe de l’harmonie de l’univers, il ne peut rien se produire dans une de ses parties qui n’affecte le tout. Il en va de même pour la pensée humaine. Un univers où l'existence n'est qu'un éclair de conscience entre deux phases de dissolution.

L'univers est inévitablement en continuelle recréation. Il n'y aurait donc pas de différence fondamentale entre la matière et l'esprit, car tout dans l'univers est fait d'une même substance possédant une nature semblable à la pensée.

dimanche 1 novembre 2009

Les prêts à penser

Outre la peur de la mort et l'incertitude, les religions organisées emprisonnent l'être humain, plus précisément l'esprit humain, dans un modèle tout fait; comme le dit si bien Hubert Reeves "les prêts à penser". L'humain adhère donc à une image fixe pour le soutenir lorsque les difficultés surviennent. Cette image peut aussi bien être un Dieu, un gourou ou le dirigeant d'une secte. Ce qui importe, c'est la consolation, le récomfort. L'angoisse provoquée par la complexité et la diversité des rapports humains, des différentes cultures, idéologies et croyances, isolent bien souvent les individus.

De plus, toute religion implique une pensée unique et un mode à suivre bien défini. Ce qui évite toute remise en question, car l'image (le dieu) s'imice à la base de toutes nos réponses, de toutes nos idées et devient inévitablement une vérité absolue qui se greffe à l'ensemble de notre psyché et remplace notre pensée personnelle. L'être humain cesse donc de penser par lui même.

Ce baume factice sert donc de muraille infranchissable à la multitude de questions qui ne trouvent pas de réponses. Il protège principalement de la peur elle-même. Il vous protège de la peur de l'autre, de la peur de l'inconnu, de la peur du changement, il apaise vos insécurités, votre manque de confiance en vous, il vous dicte vos valeurs et vos convictions. La religion s'enracine en vous et vous transmet un sentiment d'appartenance à un groupe, ce qui renforce l'illusion de vérité par l'effet de masse. Il se crée par ce fait une dissociation, une rupture avec le reste de l'humanité, car vous ne partagez plus les mêmes croyances.
La religion étant devenue votre guide, vous perdez votre voie propre, votre cheminement personnel, vous êtes incapable de concevoir une pensée différente de la vôtre et tous vous luttez avec acharnement afin de promouvoir la suprémacie de votre religion. Ce qui cause les guerres, les frictions, la haîne, la tristesse, la mort et la perte... la perte de soi.

Vous n'appliquez pas votre système de valeurs pour le bien de l'humanité et par pure bonté, mais bien parce que votre religion vous dicte que c'est la voie à suivre pour être dans le droit chemin et pour être bon. Elles ne sont à présent plus des valeurs universelles. Vous vous les êtes accaparées, et maintenant elles ont perdu leur sens. Elles n'existent plus par elles-mêmes, mais bien pour servir votre foi. Elles sont vôtres et pour y avoir accès il faut adhérer à votre système de pensée.


Dieu est à vos côtés. Il est partout, il est le monde, et vous, vous sentez sa présence, il vous donne l'énergie nécéssaire pour atteindre votre bonheur si fragile. C'est pourquoi vous ne pouvez remettre son existence en question. Vous avez besoin de lui. Sans lui, vous êtes perdu et face au vide, incappable d'apprécier directement le bruissement des feuilles, la tendresse d'une fleur, la brise sur votre peau et l'incroyable beauté de la femme et de l'homme dans la plénitude et la quiétude de la compréhension universelle. Malheureusement, lorsque vous observez la vie, et ce malgré le fait que vous soyez capable de percevoir et ressentir ces émotions, Dieu barre encore votre route. Vous n'observez pas directement l'absolue beauté d'une fleur, mais bien cette image fixe de Dieu qui voile la vraie nature des choses et s'y superpose, déformant l'immédiat.

Je ne suis pas mieux que quiconque,
j'ai mes problèmes et difficultés. J'essaie d'appliquer et je soutiens les valeurs humaines comme le respect (dont le respect des pensées différentes de la mienne), l'ouverture d'esprit, la compassion, l'entraide, l'amour... et surtout, je suis conscient que je ne détient aucune vérité. Donc l'opinion des autres m'est vitale. Sans l'autre, je ne peux pas évoluer. Surtout, je l'écoute et j'essaie de ne pas le juger, en aucun cas je n'impose ma pensée. Il m'arrive de juger les gens et je m'en veux terriblement, il m'arrive à l'occasion d'avoir l'esprit fermé. J'ai mes moments de colère et d'agressivité, mais je suis conscient de mes égarements et j'essaie de déchiffrer les mécanismes mentaux qui me conduisent sur la voie de la déraison, pour ainsi ne plus les reproduire. Je tente d'évoluer pour le bien-être de tous y compris le mien. Je ne le fais pas pour mon salut, ni pour un Dieu, ce serait un peu hypocrite...

Je ne suis peiné que pour vous
. Il est possible que vous ayez été initié et conditionné dès votre naissance, peut-être étiez-vous seul et aviez-vous besoin de soutient. Peut-être avez-vous perdu un être cher et la douleur vous à conduit à fuir vers une religion. Acceptez la réalité, surpassez la peur, mais surtout, ne vous refermez pas et ne vous isolez pas du reste des gens. Ils sont vous; profondément nous sommes tous identiques, mais uniques.

Rien ne pourra entamer ma profonde conviction de l'avènement de la paix universelle. Tous et chacun égaux et conscients de leurs actions dans le respect mutuel. Les religions sont un obstacle que nous devons dépasser pour ainsi vivre et laisser vivre.


dimanche 27 septembre 2009

Se libérer du connu

Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C'est parce que vous vous séparez du reste de l'humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence.

Celui qui cherche à comprendre la violence n'appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier.

Ce qui lui importe, c'est la compréhension totale de l'humanité.

(extrait de : Se libérer du connu de Krishnamurti.)

lundi 10 août 2009

L’humain et son environnement

Étrange cette supériorité que l’humain s’est octroyée sur le monde qui l’entoure. Selon une croyance populaire, la Terre serait un oasis d’abondance dans lequel il faut puiser sans questionnements ni remords. Tout ce qui vie et qui pousse sur cette planète est, semble t-il, à notre disposition. De toute façon, les animaux ne ressentent aucune émotion et ne sont pas conscients. Voilà l’exemple parfait d’une des nombreuses failles du genre humain. Il est incapable de concevoir une forme de langage, ou de communication différente de la sienne. Il y perçoit seulement instinct et génétique.

La joie, la douleur, la peur, la rage, et toute la gamme des émotions existent sans que les mots ne les définissent. Au moment où nous souffrons, les mots ne peuvent donner qu’un aperçu de l’émotion ressentie et réussir à l’extérioriser en cris ou en mots. Prenez seulement le temps de bien observer ou d’imaginer un animal souffrant ou atteint par un projectile d’arme à feu. Même douleur, mêmes cris d’effroi que chez l’être humain, ses yeux cherche le vide et la pauvre bête perd la vie dans la souffrance. Au-delà des mots, au-delà du langage, un courant commun nous unis tous, celui de l’importance chaque forme de vie. Elles échangent leurs chants qui s’emmêlent et se superposent ne formant qu’unité et mélodie. Malheureusement, l’humain ne communique presque plus avec la nature si ce n’est pour lui imposer sa voie ou l’exploiter.

Le langage ne survient qu’en réaction à un sentiment ou une idée, car c’est ainsi que le cerveau fonctionne, classe, compare et quantifie toute l’information qui nous submerge à chaque instant, ne perdant absolument rien de ce qu’il perçoit… Les mots ne peuvent en aucun cas prétendre représenter avec exactitude nos sentiments et nos états d’âme, ils ne sont qu’une interprétation post-émotive. La sensation est à la base de tout et cela bien avant que le langage ne prenne forme. Le langage ne sert qu’à interpréter vaguement toutes idées ou sentiments perçus. Il permet donc de communiquer en figeant un moment de notre vie.

Les animaux fonctionnent sur cette même base de sentiments… Par contre, ils ne peuvent communiquer qu’en utilisant un vocabulaire propre à leur espèce. Si je suis québécois et parle le français ou l’anglais et m’adresse à un allemand ou un chinois, j’aurai beau être l’être le plus évolué sur Terre, je n’y comprendrai tout-de-même absolument rien. Car je ne connais pas la logique et la structure de leur vocabulaire. La seule raison pour laquelle nous ne considérons pas qu’il ne soit guidé que par leur instinct, est la similarité qu’ils ont en appartenant à la même espèce que nous.

Les nombreuses variétés d’animaux et d’insectes ont un dialecte unique qui leur permet d’échanger entre eux, de s’accoupler, de survivre, de se nourrir, d’établir des structures sociales; comme la fourmi, si petite soit-elle! Il est donc facile de se convaincre, de s’entêter et de refuser de voir la détresse dans le regard et les gémissements d’un animal destiné à la boucherie, se dirigeant vers une mort atroce. Pour moi, cette insensibilité et ce manque de respect désolants propres à l’homme le loge au dernier rang parmi les nombreuses espèces qui peuplent notre planète. Il faut donc être aveugle ou inconscient pour ainsi réduire à l’instinct toute la richesse et la variété des modes de communication des autres espèces.

L’homme n’est pas aussi conscient et en parfaite maitrise des ses actes qu’on aime à le croire. Sinon pourquoi recherche t-il le profit et l’exploitation de sa propre espèce? Pourquoi est-il toujours en guerre et en compétition? Pourquoi cause-t-il autant d’accident et de violence? L’humain est-il un animal au même titre que les autres ? Il est peut-être capable d’atteindre des moments de lucidité, mais la majorité du temps il me parait totalement hors de contrôle. Il doit également assimiler et se conformer à un schéma social, à un mode de vie et ce depuis sa petite enfance, pour parvenir à devenir un être fonctionnel et civilisé. Bien que nous semblions plus complexes et ayons réussi à nous extirper à ce monde en prenant conscience de notre existence, cela ne nous permet pas de rejeter froidement les autres formes de vies qui, avouons-le, sont le reflet de ce que nous étions il n’y a pas si longtemps et de ce que nous sommes encore aujourd’hui !

Photographies : Zoo de Granby, 1er août 2009.

dimanche 26 juillet 2009

Nietzsche

J'ai appris à marcher : depuis lors je me permet de courir. J'ai appris à voler : depuis lors je n'attends pas d’être poussé pour changer de place.

Maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je me vois au-dessous de moi...

J'aime ceux qui ne savent pas vivre à moins de se perdre : car ce sont ceux qui passent sur l'autre rive.

J'aime celui dont l'âme se gaspille, qui ne veut pas de merci et ne rend rien : car il donne toujours et ne veut pas se conserver.

Ce que les sens savent, ce que l'esprit connaît n'a jamais sa fin en soi. Mais sens et esprit veulent te convaincre qu'ils sont la fin en toute chose : telle est leur vanité.



Ainsi je suis tombé un jour moi-même, hors de ma folie de vérité, hors de mes désirs du jour,... las du jour, malade de lumière,... tombé vers le fond, vers le soir, vers l'ombre : brûlé et altéré d'une seule vérité : Que je sois banni de toute vérité...

Conception du monde


Tu ne vois pas le monde tel qu’il est,
tu le vois tel que tu es.



dimanche 15 mars 2009

L'ÉLABORATION DES PERCEPTIONS


Lors de l'élaboration des perceptions, les objets extérieurs envoient des signaux aux organes des sens, ce qui donne naissance aux sensations. A partir d'elles, notre esprit se construit une image du monde sensée le refléter le plus fidèlement possible.

Le fait de percevoir l'espace, le temps, ou un quelconque objet, est dû à la fois à quelque chose qui existe dans le monde et dont nous ignorons la nature réelle, et à une projection de l'idée que nous nous faisons du monde et qui est contenue dans notre modèle du monde. Notre sensibilité interprète donc cet environnement et il est impossible de s'en détacher.

Tous les hommes ont une perception similaire des formes dans l'espace. Cela commence bien sûr avec la constitution de l'oeil, la disposition des cônes et des bâtonnets sur la rétine, et cela se prolonge dans le cerveau par l'existence de zones spécialisées dans le traitement de l'information visuelle, oû certaines élaborent la verticalité, d'autres l'horizontalité etc.

À notre insu se constitue donc notre modèle du monde, ce modèle qui détermine les perceptions et qui nous conduit à voir le monde à son image. Cette correspondance entre le modèle du monde et la perception du monde entretient l'illusion de la réalité et la vérédicité du monde extérieur ; ce qui renforce les croyances et crée une incapacité à concevoir que d'immenses pans de la réalité nous échappent.