mardi 16 novembre 2010

Matière et divagation

Pour donner une définition simple de la physique quantique, disons que c'est la physique qui explique le monde de l'infiniment petit (à l'échelle atomique), contrairement à la physique newtonienne, qui explique physiquement le monde à l'échelle macroscopique (la réalité telle qu'on la perçoit et les lois qui la régissent).

Pourquoi les scientifiques ont-ils été amenés à développer deux branches si différentes? Simplement parce qu'ils se sont apperçus que les règles du macrocosme connues n'étaient nullement applicables au niveau du microcosme, c'est à dire à l'échelle du monde subatomique.


 Quelles sont donc ces différences fondamentales?

La physique classique est une science de l'exactitude et de l'ordre. Elle nous permet d'analyser et dévoiler la stabilité de notre monde par des règles et des lois immuables.

Au contraire, la mécanique quantique est une science probabiliste (on ne peut jamais déterminer avec certitude ce qui arrivera à une chose en particulier) et organique (l'univers est un ensemble où tout est interconnecté et où tout s'influence mutuellement).

La physique quantique signifie littéralement "physique des quanta" (= pluriel latin de "quantum" qui signifie quantité).

Ce nouveau mot apparaît dans le registre de la physique le 14 Décembre 1900 grâce à un mémoire révolutionnaire lu devant l'Académie des sciences de Prusse par l'Allemand Max Planck: Ce dernier postule l'idée originale selon laquelle les échanges d'énergie entre la lumière et la matière ne peuvent se faire que par paquets discontinus, que l'on appellera les quanta.

La mécanique quantique est la science la plus mystérieuse. Elle traite d’abord et avant tout du niveau le plus fondamental de la réalité, celui des particules (électrons, atomes, photons…), que l’on peut désigner comme l’échelle de l’infiniment petit. La mécanique quantique a fait entrer dans la physique des concepts radicalement nouveaux : dualité onde-corpuscule, superposition d’états, probabilités et hasards, effet de l’observateur, etc.

Donc, l'une nous amène à percevoir l'équilibre et la constance et l'autre son libre arbitre et son comportement insondable. N'est-ce pas étrange cette similitude avec l'élaboration de la pensée? Cette rêverie me semble réconfortante, elle m'uni avec l'ensemble de l'univers. Personnellement (et naivement?), j'aime l'idée qu'un jour nous serons en mesure de nous fondre directement avec l'univers connu sans avoir recours aux concepts scientifiques, mais uniquement par une compréhension profonde de la psyché et de la matière. La science n'a d'ailleurs pas la prétention d'offrir une représentation exacte de la réalité, mais seulement de nous offrir des réponses fragmentaires.

Par ailleurs, l'observateur, par sa simple présence, influence le comportement de l'atome... Il y percoit un moment capturé mais fixe, non différent de la subjectivité humaine et des représentations de notre environnement assimilées et traitées par nos cinq sens.

Par mimétisme ordonné et chaotique, la pensée est apparue pas à pas en ce monde en perpétuel évolution. Elle n'est pas unique à l'humain, mais se déploie de façon unique en toute forme de vie.

Si on revient aux particularités du monde atomique, il y a plein de choses étranges qui s'y passent:

Premièrement, c'est un monde peuplé à 99,9% de vide! Il n'y a quasiment aucune matière, contrairement au monde physique matériel classique. Mais ce vide renferme en réalité de l'énergie. Cette appelation du "vide" me parrait amusante, car bien que l'esprit humain ait pu élaborer ce concept, il n'en est pas moins une abstraction sans matière!

Deuxièmement, les seules particules présentes dans ce vide ne sont pas solides mais possèdent une double nature : elles sont à la fois matière et onde. A tel point que l'on parle de ondicule pour caractériser ce double aspect. Lorsque la particule se comporte comme une onde, elle n'est plus localisable dans l'espace, elle est à la fois présente en tout point et nul part. On entre alors dans un monde de science-fiction qui nous dépasse totalement.

On peut observer au niveau subatomique ce que l'on appele des "sauts quantiques", à savoir qu'un objet disparaît à un endroit pour se rematérialiser instantanément à un autre. Ce phénomène attire toute mon attention, car la matière au niveau quantique semble pouvoir changer de structure à sa guise, d'une onde, à la matière à une onde et ce, sans répondre à aucun théorème (raisonnement mathématique). Ce comportement énigmatique lui proférant une liberté d'action et de choix rejoint à nouveau le caractère libertin de la pensée.

Enfin, dans le monde quantique, le temps et l'espace, fondements de notre monde physique, sont remplacés par un concept tout autre, celui d'enchevêtrement quantique. Dans cet enchevêtrement, "tout se touche tout le temps", a tel point que lorsqu'on modifie un objet, l'ensemble de l'univers s'en trouve affecté au même moment, instantanément.

Je vous rassure, je commence à peine à effleurer le monde de la physique, alors mon but n'est pas l'exactitude, mais uniquement de partager ma compréhension limitée, simplement, sans la rigueur compréhensible mais difficile d'approche du monde de la physique.

je ne saisis pas encore exactement dans quels contextes ces observations de la physique quantique on été élaboré. Si j'ai bien compris, elle repose sur les photons (l'énergie transportée par la lumière) qui sont en faite des paquets discontinus de matière et non seulement une onde continue.

Et en bout de ligne, même si je comprends certains aspects de base, je n'en suis pas moins absolument perdu et dépassé.